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Histoire de la région d'Obock

Lycemobock | Publié mer 21 Nov 2018 - 9:58 | 13 Vues

Histoire de la région

Un passé colonial

Obock, le premier comptoir français ou la première Capitale coloniale

Les habitants de la ville d’Obock, de la 1ère capitale historique coloniale, auraient été les premiers hôtes des premiers français venus au XIXè siècle. Ô combien des grands hommes politiques, religieux, architectes, écrivains, aventuriers, éducateurs, commerçants, ont ainsi foulé le sol de cette fascinante cité du RAS BIR avant Djibouti. LAGARDEJAROSSEAU et LEONRIMBAUDMONFREID l’ont marqué de leurs empreintes.
Le 11 mai 1862, un traité d’alliance a été signé entre la France et le Sultanat de la région. Le mouillage en mer d’Obock autorisé par cette convention a permis l’installation des français qui cherchaient un port au débouché de la Mer rouge. Un ancien gouvernorat français vécut essentiellement de la pêche et du commerce.
Le premier édifice érigé a été la Résidence du Comte Léonce LAGARDE, fondateur et gouverneur de la Côte Française des Somalis. En 1885, les Pères JAROSSEAU et LEON y ont ouvert la 1ère école française de notre pays, à la place du Foyer Social Catholique et de l’actuel centre Lire-Ecrire-Compter. Cette infrastructure avait été après l’école, l’illustre demeure de l’aventurier écrivain Henri de MONFREID. La seconde école de l’époque coloniale avait été construite. Arthur RIMBAUD avait aussi bâti sa carrière dans cette magnifique cité. La ville d’Obock était aussi un comptoir français. Des sociétés françaises importantes implantées fondaient 22 maisons de commerce. Le premier investisseur fut Denis de RIVOYRE en 1872 qui s’est plus tard associé avec Pierre ARNOUX arrivé du Caire pour fonder une 1ère Compagnie franco-éthiopienne. Les autres les ont emboîtés.SOLEILLET créa avec CHAFNEUX la société française d’Obock. BREMOND a démarré des Factoreries. PINO,SAVOUREBARRALBORELLI, etc… En 1887, l’administration coloniale a fondé Djibouti comme carrefour idéal plus propice aux intérêts français.



Le « petit village de Hayyou ».

Effectivement, le mouillage de bateaux occidentaux en mer d’Obock avait donné aussi naissance à deux jetées d’accostage et à de tentations d’entreprises commerciales et de dominations politiques. La plupart de colonies françaises s’étaient installées sur un niveau plus élevé que les villageois. La ville s’envahissait de constructions et architectures et techniques et marchandises nouvelles d’origine occidentale. L’administration coloniale avait aussi implanté des casernes, des villas, des sociétés, une école, un dispensaire, une maison de jeunes, de locaux de services et de fonction, une centrale électrique, des fontaines publiques, des marchés publics…Le modernisme épousa la tradition et le petit village de Hayyou s’était étendu.Du « BaytéHayyou », on était arrivé au « petit village de Hayyou » même si La première Capitale coloniale historique n’était non plus épargnée par les guerres mondiales, le blocus.
Les constructions arabesques en pierres de madrépores impliquent aussi l’installation lointaine des arabes qui se sont intégrés avec les indigènes. Ils bâtirent ensemble la première et grande mosquée, et individuellement ou en familles, des boutiques et des maisons, en dur et en planches, et des rues principales. Obock ou Hayyou (Cayyu en afar) n’était qu’un petit village.
Le centre commercial de la ville accueillait, exposait les marchandises variées venues du Yémen et du fond de campagnes de régions intérieures et limitrophes. Des peaux de bétail, et des produits alimentaires, vestimentaires et divers étaient étalés et vantés le long du centre commercial. « Barandahcaxxa » (le tronc de la véranda) dressé en forme de parasol de bois et de paille représentait le carrefour de leurs échanges économiques et traditionnels. La ruelle « Canti’foxo » (la ruelle au lait) servait de marché de lait frais.
Les occupations coloniales avaient fait leurs effets. L’administration coloniale a été déconcentrée de Djibouti, nouvelle Capitale du Territoire Français des Afars et des Issas. Mais les autochtones et les arabes poursuivaient leurs activités commerciales au détriment d’une administration étrangère.
De son passé épique, Obock se réjouirait seulement de sa renommée de 1er hôte de la francophonisation et de la 1ère capitale coloniale où se reposent en paix les âmes des nombreux français au cimetière marin. Elle a hérité des colons que quelques bâtiments administratifs et résidentiels. Elle allait devenir peu à peu le Chef-lieu le plus démuni et déshérité sous une administration coloniale déconcentrée.

Un Chef-lieu, une ville de la Région de la République de Djibouti

Une extension urbaine remarquable

Entre 1977 et 1990, le petit village devenait une petite ville.Les quartiers populaires existants s’agrandissaient et des nouveaux se formaient. Plusieurs artères routières sont créées et empruntées aussi par les réseaux de l’EDD, de l’ONED, comme celui de Djibouti-Télécom. Une nouvelle jetée a été construite comme les précédentes avaient été délabrées. L’école Obock 1 ouvre ses portes, ainsi que le collège plus tard. Le siège de l’UNFD, le Stade Omnisport représentèrent les nouveaux lieux derencontres et de promotion sociale.
Des terres cultivables et une pêcherie et des étables étaient créées, exploitées à bon escient. Les productions agricoles et les poissons divers et les petits et grands ruminants et leurs viandes étaient mis en vente sur le nouveau marché public local. Le dispensaire était agrandi et devenu un centre médical et hospitalier. Les façadesdu centre commercial et des maisons ont été innovées, resplendissantes.
Depuis l’accession de Monsieur Ismaïl Omar Guelleh à la Présidence de la République, la ville d’Obock affiche sa transformation remarquable. Le vaste programme de réhabilitation a pansé les séquelles du conflit armé des années 90. Les maisons en planche et en dur qui avaient détruites, ont été reconstruitestoutes en mur. Toutes les infrastructures existantes ont été également réhabilitées, particulièrement les établissements scolaires et sanitaires. Des toutes nouvelles et modernes ont été édifiées comme celles de l’école Obock 2, du lycée d’enseignement secondaire. On peut citer aussi les bâtiments du Conseil Régional, du Centre de Développement Communautaire, du lycée d’enseignement technique, de la caisse populaire d’épargne et de crédit…
Le bitumage de la Route Nationale et de la Place de l’Indépendance Nationale a été une réussite en aboutissant au nouveau quai d’Obock.A deux anciennes, six nouvelles mosquées se sont ajoutées. Elles occupent chacune un recoin de chacun de dix quartiers. Et le nombre de constructions privées et publiques augmente en même temps que celui de nouvelles demandes de parcelles de terrains. Et des lampadaires alimentés en énergies solaires sont plantés sur le long ou aux coins de toutes les artères de la ville pour servir d’éclairage public.
Ainsi, le petit village de Hayyou est bel et bien passé d’une petite ville à une plus grande en extension irréfutable. Avec tous ses atouts, le Chef-lieu de la région adhère au Schéma directeur de l’aménagement urbain.

PRESENTATION GENERALE

Introduction

A l’instar des autres régions de notre pays, Obock est réputée pour son histoire, son contexte socioculturel, sa situation géostratégique, ses potentialités socio-économiques.

Elle a porté son renom de la première Capitale de période coloniale. Elle a aussi vu naître des grands hommes politiques et la souveraineté nationale de notre chère Patrie. Elle a souvent été placée au centre de conflits armés, subissant ainsi des dégradations, des régressions déplorables.

Sa population est composée en majorité de la communauté afar et musulmane. Au Chef-lieu, elle cohabite en cohésion avec d’autres membres de la communauté Arabe, Issa, Somali… Elle reflète ainsi une diversité culturelle qui fait d’elle une société aussi traditionnelle que moderne…

La région d’Obock, située au Nord-est de notre pays, possède une façade maritime au débouché de la Mer rouge et qui s’ouvre sur l’étendue de l’Océan indien. Elle se limiterait aux frontières de plusieurs pays et régions voisins ; à l’Erythrée au Nord, au Yémen au Nord-est, à l’Ethiopie au Nord-ouest, à Tadjourah à l’Ouest, et à Djibouti au Sud. Son paysage est formé de plaines, de plateaux, de montagnes, de mer, de plages, d’îles. Elle en regorge des ressources naturelles considérables qui représenteraient aussi ses potentialités socio-économiques exceptionnelles.

Malgré les séquelles de dernières hostilités armées de 1991 à 2001, la région d’Obock ne manque pas des atouts. En outre, l’accession de Son Excellence, Monsieur Ismaïl Omar Guelleh à la Présidence de la République et l’instauration de la politique de décentralisation lui offriraient des nouvelles opportunités d’épanouissement et d’émancipation.

Si étrange et fascinante Obock reste à découvrir…

GENERALITES DE LA REGION D’OBOCK

Superficie et climat
01. La Région d’Obock constitue l’une des cinq régions de la République de Djibouti. Elle a une superficie de 5.700 km2, correspondant à environ 24% du territoire national.

02. La Région est caractérisée par 2 saisons. La saison fraîche qui va de novembre à avril, et la saison chaude qui commence en mai et se révèle souvent plus ou moins sèche. Et la rare et faible pluviosité et la sécheresse endémique font de cette région, un des endroits le plus secs de notre pays, voire de la planète. Les effets de changement climatique se font aussi ressentir. Tantôt il fait chaud et sec et plus tôt ou plus tard que d’habitude. Tantôt il fait frais et humide plus long ou plus court, plus tard ou plus tôt que prévu.

03. La Région d’Obock est constituée, en bord de mer, par un ensemble de plages et de platiers abrasés dans des massifs coralliens avec une nappe d’eau très salée. La zone boisée du massif des Mablas, culminant à plus de 1.000 m et abritant la deuxième forêt du pays, constitue la frontière naturelle entre la région d’Obock et celle de Tadjourah. Le littoral est long de plus d’un millier de km. Le port d’Obock-ville, avec sa proximité au Yémen (moins de deux heures), présente des potentialités économiques considérables.

04. La route n.14, longue de 62 km, relie désormais Obock à Tadjourah, mettant fin à l’enclavement d‘Obock. Inaugurée par le Chef d’Etat en juin 2009, elle est destinée à contribuer à réduire les écarts de développement entre Djibouti-ville et les régions de l’intérieur.

Population
05. A partir des indications de plusieurs services locaux, la population de la Région peut être estimée à environ 37 000 habitants. Elle correspondrait ainsi à environ 6% de la population djiboutienne totale (mais à environ 18% de l’ensemble de la population djiboutienne vivant à l’extérieur de Djibouti-ville). Le taux annuel d’accroissement de la population de la Région devrait correspondre au taux national, à savoir environ 2,8%. La plus grande concentration de la population se trouve dans la ville d’Obock et sa périphérie, avec environ 15 000 personnes (soit environ 26% de la population régionale totale).


La route a été financée pour 4,7 milliards Fdj par le ‘Fonds Arabe de Développement Economique’ (FADES). En attendant les résultats du recensement officiel, la population djiboutienne totale peut être estimée à 712.000 personnes, dont environ 586.000 personnes (soit 86%) vivant dans l’agglomération urbaine de Djibouti-ville et 186.000 personnes (soit 26%) vivant à l’intérieur du pays (source : Rapport du Développement Humain des Nations Unies, 2004).

06. La proportion de la population des moins de 25 ans serait d’environ 54% (il y aurait, ainsi, environ 14 000 jeunes). Etant donnée la taille moyenne des ménages de 6,6 personnes, la Région d’Obock devrait compter environ 5 500 ménages.

07. La Région est composée de deux centres habités majeurs, à savoir Obock-ville et la localité Alaylou. Elle comprend aussi trois autres localités d’une certaine importance, à savoir Khor-Anghar, devenue une sous-préfecture depuis 2013, Waddi et Médého (voir la carte ci-dessous). Chaque localité est constituée d’une agglomération principale et de plusieurs villages, hameaux ou campements rattachés. Dans certains secteurs (par exemple, autour de Alaylou), l’habitat est dispersé, comportant des huttes en paille et bois (appelés ‘toukouls’). A Waddi, la population est relativement nombreuse, mais l’habitat est également très dispersé. A Médého aussi l’habitat y est essentiellement constitué de ‘toukouls’ traditionnels, mais il comporte quelques constructions en dur.

08. D’un point de vue sociolinguistique, la région est constituée par une très grande majorité de population Afar.

09. Malgré l’exode important de sa population au cours des années 1990 à cause des conflits armés, la ville d’Obock est actuellement en pleine expansion. A coté de son quartier de pêcheurs et de son quartier résidentiel de Solahafat et ses quartiers périphériques (celui de la palmeraie Fantiherou et celui de la ‘Cité militaire’), il y a de quartiers nouveaux (comme celui qui est surgi près de l’aérodrome)

10.La ville d’Obock a aussi une population relativement importante et fluctuante d’immigrés (surtout d’origine éthiopienne et somalienne) qui y transitent pour une période plus ou moins longue, en attendant de traverser la Mer Rouge par des moyens illégaux et de rejoindre ainsi les pays de la péninsule arabique (les côtes yéménites se trouvant à moins de deux heures de bateau).

Economie
11. La région se caractérise surtout par une activité orientée vers la production animale (élevage de la chèvre et du dromadaire), et les activités agricoles dans des périmètres irrigués et la pêche artisanale sur toute la longueur de son littoral. La pratique du petit commerce et d’autres activités informelles est aussi répandue dans la ville d’Obock et dans les principales localités. Le nombre d’emplois salariés est assez limité. Les 200 pêcheurs d’Obock sont relativement bien organisés dans le cadre de leur Association des Coopératives des Pêcheurs d’Obock.

12. La population relativement importante d’immigrés en transit (estimée à plusieurs centaines de personnes par mois) crée différentes activités économiques informelles (allant des personnes travaillant à la restauration aux ‘passeurs’ illégaux).

Carte 1 :La Région d’Obock et ses principales localités

Carte 2 : La Région d’Obock et ses principaux centres de santé

Carte 3 : La Région d’Obock et les principaux établissements scolaires

Carte 4 : La Région d’Obock et le secteur primaire

 

DIMENSIONS DE LA PAUVRETE A OBOCK

13. Malgré certaines potentialités évidentes (voir ci-dessous section I.5), la Région d’Obock est probablement la plus pauvre parmi les cinq régions de Djibouti. Cette pauvreté semble être expliquée surtout par l’absence d’activités économiques vitales, l’absence d’une véritable tradition agricole et la rigueur du climat.

14. La ville d’Obock est la capitale régionale la moins développée, à cause de la faiblesse de l’équipement collectif, les difficultés de l’accès de la population aux services sociaux de base, et le taux de chômage extrêmement élevé.

15. D’importantes sections de la population vivraient près ou au-dessous du seuil de la pauvreté (‘pauvreté relative’ et ’pauvreté extrême’, voir Encadré 4). En suivant les données nationales, cette pauvreté frapperait plus de 80% de la population, soit environ 4.400 ménages Par ailleurs, il y a une forte corrélation entre chômage et pauvreté : en effet, la pauvreté est plus forte parmi les ménages dont les chefs sont des chômeurs, des travailleurs indépendants ou des inactifs.

16.Au-delà des différences existant entre les systèmes de production locaux –qu’ils soient axés sur l’exploitation de le terre agricole, du cheptel animal ou de ressources halieutiques.
‘le pauvre’ à Obock est ainsi celui qui :

  • n’a pas d’accès aux ressources productives disponibles ni de contrôle sur elles,
  • n’a pas les moyens financiers ou matériels lui permettant d’exploiter ces ressources ni la force de travail nécessaire,
  • n’a pas les connaissances techniques appropriées permettant de les exploiter d’une manière durable,
  • ne participe pas aux prises de décisions concernant les conditions matérielles affectant l’exploitation des ressources.
17.La pauvreté locale comporte ainsi plusieurs dimensions, en particulier par rapport aux différents aspects du capital dont dispose la région :

Par rapport au capital physique :

  • Le manque d’infrastructures sociocommunautaires et d’infrastructures productives.
  • L’incapacité des infrastructures existantes à répondre aux besoins de base des populations.
  • La dégradation de deux monuments historiques particulièrement importants (préfecture et résidence du préfet).
Par rapport au capital humain :

  • L’incapacité des services techniques déconcentrés de l’état et des services techniques régionaux d’assumer leur rôle de fournir un appui-conseil approprié aux populations.
  • L’absence de prestataires privés qualifiés et d’ONG capables d’offrir des services de qualité aux populations.
  • Le manque d’initiatives permettant de donner une formation professionnelle adéquates aux jeunes sortis de l’école (en matière notamment de secrétariat, informatique, métiers de restauration, et.).
Par rapport au capital naturel :

  • a sévérité des conditions climatiques et la dégradation de l’environnement.
  • Le manque d’eau pour des cultures d’irrigation.
  • La non mise en exploitation de terres cultivables.
  • Le surpâturage et la dégradation des rares zones de pâturage et l’absence de ressources ligneuses.
  • L’incidence de certaines maladies animales.
  • La faiblesse des moyens concernant une exploitation durable des ressources halieutiques potentielles.
Par rapport au capital financier :

  • L’incapacité des populations à accéder au capital financier, à cause de la quasi-absence de structures bancaires et la faiblesse du réseau de micro-finance.
  • L’insuffisance des moyens financiers au niveau de la Préfecture, ainsi que le manque de fonds d’investissement au niveau du Conseil Régional.
Par rapport au capital social :

  • Le faible nombre des associations de la vie civile et le manque de dynamisme du réseau des associations existantes.
  • Le manque de capacités techniques et gestionnaires des responsables des associations.
  • La rareté de groupements de producteurs, en particulier de groupements de femmes.
  • L’absence de clubs ou centres communautaires pour les jeunes.
PRINCIPALES CONTRAINTES

18.Les principaux facteurs qui expliquent la pauvreté locale et qui empêchent la croissance économique de la région concernent le domaine des activités productives et celui des infrastructures socio-collectives. En particulier, l’absence de financement sous forme de crédits à la micro-entreprise empêche la promotion de la pêche, de l’agriculture et du tourisme.

a) DANS LE DOMAINE DES ACTIVITES PRODUCTIVES

Agriculture

  • L’aridité du climat et la dégradation naturelle de l’environnement.
  • La salinisation progressive des puits (à cause surtout de l’usage incontrôlé des motopompes) – limitant l’exploitation de terres virtuellement arables, en général, et réduisant fortement toute pratique agricole dans les alentours de la ville d’Obock, en particulier.
  • Le manque d’un véritable savoir-faire agricole de populations ayant une tradition essentiellement pastorale ou piscicole
  • La rareté des terres cultivées (seulement 10% des terres arables serait actuellement mis en culture).v
  • L’incapacité de la production agricole locale à couvrir plus de 10% des besoins alimentaires de la population de la région.
  • L’adoption de pratiques néfastes pour l’environnement – en particulier en termes de surexploitation des ressources hydrauliques, insuffisance des systèmes de retenues des eaux de ruissellement et manque d’entretien et de maintenance des infrastructures.
  • Les difficultés de l’accès des agriculteurs aux produits phytosanitaires, aux semences améliorées et à d’autres intrants agricoles (essentiellement à cause de leurs coûts prohibitifs et de l’absence d’un réseau de distribution adéquat).
  • Les difficultés concernant l’accès d’un grand nombre de ménages aux terres arables et aux périmètres irrigués.
Elevage

  • La récurrence de la sécheresse et ses effets néfastes sur le cheptel et les longs délais (de 5 à 10 ans) nécessaires aux éleveurs pour reconstituer un troupeau après les crises
  • La faiblesse de mesures sanitaires, prophylactiques mises en place et l’incidence de certaines maladies sur les troupeaux.
  • Les difficultés de l’accès des éleveurs aux produits vétérinaires de base.
  • La faiblesse de l’exportation d’animaux djiboutiens vers les pays du Golfe (du fait de l’absence de traitements vétérinaires et d’un circuit de commercialisation).
  • La dégradation du couvert végétal.
Pêche

  • Le coût relativement élevé du transport des produits de la pêche vers Djibouti-ville (par rapport tout au moins au reste du pays).
  • La faible consommation de poisson de la part de la population (seulement environ 1,5 – 2 kg/hab/an au niveau national, selon les statistiques disponibles).
  • La faible diversité et l’insuffisance des moyens de production des pêcheurs.
  • L’insuffisance en ressources humaines qualifiées de l’administration en charge de la pêche et des associations de pêcheurs
  • L’insuffisance des structures de maintenance des moyens de production et l’insuffisance des infrastructures de conservation, de distribution et de commercialisation du poisson

b) DANS LE DOMAINE DES INFRASTRUCTURES SOCIO-COLLECTIVES

Education et formation

  • L’éloignement des centres scolaires de certaines populations vivant dans des zones enclavées – ceci ne permettant pas aux enfants d’être scolarisés (par exemple, autour de la localité de Wadi).
  • L’insuffisance d’infrastructures scolaires de base (dortoirs, réfectoires scolaires, transport scolaire).
  • Les très grandes disparités entre sexes en matière d’alphabétisation et d’accès à l’éducation.
  • L’insuffisance des programmes de formation professionnelle pour les adultes (surtout à l’intention des jeunes chômeurs et des femmes).
  • En l’absence de structures de récupération et/ou de réinsertion des jeunes en situation d’échec scolaire, l’émergence de formes nouvelles de délinquance juvénile, toxicomanie, alcoolisme, et vulnérabilité à des maladies sexuellement transmissibles et au VIH/Sida
  • Un taux élevé d’absentéisme chez les enseignants de l’école primaire.
Santé

  • L’insuffisance des structures sanitaires de base (en nombre, équipement et personnel).
  • L’incidence très grave du paludisme dans certaines zones.
  • La propagation du VIH/SIDA et des maladies ou infections sexuellement transmissibles (IST), notamment chez les femmes et les jeunes.
  • Les conséquences physiques et psychologiques de la pratiques traditionnelle – pourtant illégale- des mutilations génitales féminines/MGF (concernant plus de 90% des femmes).
  • La vulnérabilité spécifique des femmes à l’accouchement : à l’instar du pays entier, le taux de mortalité à l’accouchement étant estimé à 740 pour 100.000.
Eau et assainissement

  • Le taux élevé de la population n’ayant pas d’accès à l’eau potable (environ 50%).
  • La distance et la mauvaise répartition des points d’eau de certaines communautés des points d’eau (par exemple, dans le secteur de Khor Angar et dans la zone côtière) – cela ayant des conséquences néfastes sur la condition physique des hommes et du bétail.
  • L’importance des maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau (diarrhées et dysenterie, ainsi que des cas de choléra).
  • La propagation des épidémies (choléra et paludisme) et des maladies diarrhéiques à cause du manque d’hygiène, de moyens appropriés de conservation des eaux potables et des aliments, le dysfonctionnement du réseau d’assainissement et le système de canalisation.
  • Le manque de sensibilisation de la population sur les questions d’hygiène, d’assainissement et de santé publique – ceci étant la cause de nombreuses maladies hydriques (liées à la consommation d’eau contaminée).
  • La dégradation constante des ouvrages hydrauliques existants faute d’usure des installations et de maintenance satisfaisante (arrêt de fonctionnement faute de pièces de rechange).
  • La faible utilisation des sanitaires (latrines) pour l’élimination des excréments (seulement 15% en zone rurale).
Tourisme

  • L’absence d’infrastructures touristiques de base (structures hôtelières, voies d’accès au littoral, plages aménagées).
  • L’absence de personnel qualifié, capable de gérer de manière approprié l’industrie touristique).
Institutions, vie associative et ressources humaines:

  • L’absence de structures bancaires et d’institutions financières permettant aux populations d’avoir accès à des services financiers adéquates.
  • Le manque de personnel qualifié au niveau du Conseil régional.
  • L’ampleur des problèmes des enfants en situation difficile.
  • La surcharge de travail des jeunes filles et des femmes à cause de problèmes culturels (statut social de la femme), mais aussi de l’insuffisance d’équipements pour l’allègement des travaux de la femme, la raréfaction des ressources et la faiblesse des revenus du ménage.
  • Les conséquences financières et sanitaires néfastes de la pratique du ‘khat’ (comportant l’utilisation d’une forte proportion du budget familial, même chez les familles les plus défavorisées, maladies cardiovasculaires).
  • La faiblesse structurelle des associations féminines de la Région (environ une trentaine).
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